- par Marion Buiatti - - un film qui sent le sapin -Ne vous fiez pas à la bande annonce, quelque peu mal fichue, le film est un vrai moment de détente. Du rire, mais aussi des larmes dans ce premier long métrage du scénariste de la piquante Enquête Corse. Michel Delgado ne perd pas sa verve et son goût pour les situations cocasses avec Bouquet Final. Il nous raconte donc l’histoire de Gabriel, jeune pianiste issu d’une famille d’artistes, recruté comme directeur commercial dans une grosse entreprise de pompes funèbres. Trois mois de stage sur le terrain lui sont imposés et il doit donc jongler avec Gervais (employé des pompes funèbres qui briguait son poste) et son père. Ce dernier ne jure que par l’art et sa nouvelle petite amie avocate Claire. - des acteurs sur mesure -Certes, les blagues sont parfois téléphonées, mais la trame est hilarante, sans jamais tomber dans la vulgarité ni le mauvais goût… Pourtant ce ne sont pas les occasions qui manqueraient. Et puis, on aime les mille facettes de Didier Bourdon qui est, tour à tour, un embobineur, un envieux mais aussi un homme de cœur. Sans parler de la petite pépite québécoise prénommé Marc-André Grondin. Il nous avait éblouis dans C.R.A.Z.Y, ému dans Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie et désormais, il nous séduit dans Bouquet Final… Il est un peu le Gaspard Ulliel canadien et une révélation certaine. Le petit jeune donne parfaitement la réplique à Michel Galabru, qui gratifie Delgado d’une brève apparition de veuf. Ses répliques font toujours leur petit effet et devraient marquer les esprits, tout comme celles de Bienvenue Chez Les Ch’tis. - pari osé, pari gagné - Michel Delgado réussit donc le pari audacieux de nous montrer l’envers du décor des pompes funèbres, sans nous plomber le moral. Un métier que l’on juge souvent glauque, à cause notamment de l’appellation peu élogieuse de « croque-mort ». Mais désormais vous verrez d’un autre œil ces hommes et ces femmes qui accompagnent les défunts vers d’autres cieux. Comme le dit Marc-André Grondin : « c’est très gai comme milieu, il y a des fleurs partout ! ». Question de subjectivité sans doute … ![]() - didier bourdon et ses cercueils fantaisies -
©CULTURCLUB.COM - Toute reproduction strictement interdite sans accord
|
|



