ESSAIS NUCLÉAIRES:
l'Etat bafoue les victimes
-la cour d’appel a rejeté les demandes d’indemnisation de militaires irradiés
Atteints de cancers de la peau, du sang ou des reins, beaucoup de militaires ont subit les conséquences des essais nucléaires pratiqués par la France entre 1960 et 1996, en Algérie et dans le Pacifique. Bien qu'ayant séjourné et effectué des missions sur les sites des explosions, aucun n’a, à ce jour, été indemnisé. Ce vendredi 22 mai, la cour d’appel de Paris a ainsi rejeté douze demandes de réparation. Les juges ne se sont pas prononcés sur la responsabilité de l’Etat, se contentant de juger la forme des actions irrecevable. En effet, la loi en vigueur ne s’applique qu’aux faits postérieurs au 1er janvier 1976. Or, en l’espèce, plusieurs dossiers remontaient aux années 1960. Quant aux autres, la cour a jugé que c’était le tribunal des pensions militaires qui était compétent, au titre d’accidents de travail. Le gouvernement devrait présenter ce 27 mai, un plan d’indemnisation des victimes de 10 millions d’euros, plan déjà contesté par l'AVEN (Association des Vétérans des Essais Nucléaires).