DISPOSITIF ANTI-BANDES,
l’Etat complète son arsenal
-les visages encagoulés, nouvelles cibles du gouvernement
Depuis son discours du 11 mars à Gagny, après l’incursion de jeunes encagoulés dans un lycée, Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre au phénomène des bandes. On connaissait, le récent "délit anti-bandes", depuis le 16 avril, il faut compter avec le "décret anti-cagoule". Le texte vise à interdire aux personnes participant à des manifestations publiques de se dissimuler le visage pour empêcher leur identification. 1 500 € d’amende, voir 3 000 € en cas de récidive, ça fait cher le passe-montagne ! « Impossible à appliquer » selon les policiers, jugé inutile par les magistrats, qui rappellent que le code pénal est amplement suffisant pour réprimer les bandes. Le délit d’association de malfaiteurs (art 450-1 du Code Pénal) sanctionne déjà "tout groupement formé en vue de la préparation d’un crime ou délit". Le chef de l’Etat aurait-il oublié de relire cet ouvrage incontournable ?