LE PEN persiste et signe
sur le détail des chambres à gaz
-le leader du Front National révolte
le Parlement européen en réitérant des propos jugés révisionnistes
Habitué au scandale pour médiatiser son parti, Jean-Marie Le Pen a provoqué un tollé général au Parlement européen lorsqu’il a réitéré ses propos qualifiant les chambres à gaz de "détail de l’Histoire", ce mercredi 25 mars. Déjà condamné en 1987 pour cette phrase, le leader du Front National l'a reprise pour répondre au socialiste allemand Martin Schulz, qui l’avait accusé la veille de "vieux fasciste". Au-delà des possibles poursuites pénales, ce dernier coup d’éclat aurait convaincu les parlementaires de modifier le règlement interne. Le doyen de 80 ans pourrait alors être empêché de présider la session inaugurale après les élections, comme la tradition l’exige. La gêne est palpable au FN. Pour preuve la démission de Patrick Le Guillou, haut cadre du parti, refusant de "cautionner les récents propos de Jean-Marie Le Pen".