LA MARTINIQUE
ne veut pas rentrer dans le rang
-nouvelles violences entre jeunes et "békés"
Alors que la Guadeloupe sort enfin de la crise sociale, la Martinique y plonge tête la première. Après les émeutes survenues fin février, on pouvait penser que les négociations sur les salaires et les prix, auraient calmé le jeu. Pourtant, de nouveaux affrontements ont eu lieu vendredi dernier, lorsque des jeunes ont pris à partie des entrepreneurs menant une opération escargot contre le blocage de l’île. Conséquence : un déploiement massif de gendarmes mobiles, occupant toutes les entrées de Fort-de-France. Tandis que le préfet de l’île juge «la situation éminemment dangereuse », le représentant du syndicat CDMT parle, lui, de « provocation du grand patronat béké ». Ajoutez à cela, la déclaration du leader du LKP en Guadeloupe clamant qu’il ne laisserait pas « une bande de békés rétablir l'esclavage ». Derrière le conflit social, un problème plus profond...