SUPERBANQUE :
François Pérol, le choix du Roi
-Nicolas Sarkozy peine à convaincre sur l'équité de la nomination d'un de ses proches à la tête de la nouvelle banque
En temps de crise, au diable les textes et place à l’action. C’est en tout cas l’impression donnée par la nomination de Pérol à la tête du groupe Caisse d’Épargne / Banque Populaire, dont il a lui-même négocié la participation de l’Etat. En principe, un agent public ne peut pas rejoindre une société privée lorsqu’il a eu pour mission « de proposer des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise », ce qui est clairement le cas ici. Pour ternir un peu plus ce choix, la commission de déontologie chargée de contrôler le respect de ces textes, n’a pas été saisie de la question, contrairement aux dires du Président. Pérol affirme, lui, avoir suivi la procédure mais les français n’ont pas l’air convaincu, se disant choqués à 48% de cette nomination (sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui En France).