GUADELOUPE: les grévistes n'en démordent pas
-ce lundi 23 février, jour de reprise des négociations, l’île entamait sa sixième semaine de grève
Le Comité contre l’exploitation (LKP) réclame, depuis plus d’un mois, une baisse du prix des carburants ainsi que des produits de première nécessité, des impôts et taxes, et surtout une augmentation du salaire minimum de 200 euros nets. Le patronat, lui, propose une hausse de 50 euros. Les négociations, suspendues ce week-end pour les obsèques très suivies du syndicaliste Jacques Bino (tué dans la nuit de mardi à mercredi), ont repris mais la fin de la crise semble encore loin. « Il n’y aura pas de miracle », a lancé François Fillon lundi. Un sentiment partagé par Elie Domota, leader du mouvement guadeloupéen, qui affirmait au Journal du Dimanche : « On est encore loin d’un accord ». Vivement critiqué pour sa gestion de la crise, Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, s’est félicité du retour au calme dans l’île, rappelant au passage que sa démission n’était « pas à l’ordre du jour »…