YVAN COLONNA
répond à Nicolas SARKOZY
-le procès en appel du berger de Cargèse s’est ouvert lundi à Paris pour cinq semaines
« Comment voulez-vous que je puisse avoir confiance dans une justice où le président de la République est sur le banc des parties civiles ? » Yvan Colonna a donné le ton dès le deuxième jour d'un procès, qui s’est vite transformé en règlement de compte. « C’est un procès politique, un procès d’État », a-t-il ajouté, accusant le Président de s’être engagé à ce qu’il soit condamné. Alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait déclaré, en juillet 2003, avoir arrêté « l’assassin du préfet Erignac ». Yvan Colonna a rappelé ces faits à la cour, dont le président a tenu à affirmer qu’elle « n’a pas reçu de pression ». Colonna, qui s’est toujours déclaré innocent, avait été condamné à la prison à vie en première instance, il y a plus d’un an. Pour son appel, le berger sera jugé par neuf magistrats au lieu de l’habituel jury populaire d’assises.