- par Jérôme CASSÉ - pourquoi changer ? - On le sait tous, lorsqu’une recette fonctionne à la perfection et rapporte les louanges d’une foule admirative, difficile de la changer. En cinéma comme dans d’autres secteurs, la règle s’applique largement, peut-être même plus qu’ailleurs. C’est ainsi qu’arrive naturellement dans les salles la suite d’un des plus gros succès des Studios Dreamworks, en matière d’animation. Madagascar 2, la suite du premier volet du même nom donc, va certainement ravir petits et grands, notamment ceux qui avaient été charmés par les premières aventures d’Alex le lion et de sa bande. Je dois bien l’avouer je ne fais pas partie de cette catégorie, puisque je ne m’étais pas précipité dans les salles obscures pour découvrir Madagascar premier du nom. Sous l’avalanche de films d’animation qui déboule sur les écrans de nos jours et tourne à l'acharnement commercial des producteurs, la lassitude m’avait très certainement gagné. Pixar a pourtant prouvé que le genre pouvait être renouvelé avec le magnifique Wall E. Aujourd’hui Dreamworks veut montrer avec cette suite d'un film à succès qu’il peut faire aussi bien. A chacun d’en juger. - afrique, quand tu nous tiens ! -L’histoire de Madagascar, c’est celle d’un jeune lion, devenu LA star du zoo de New York grâce à ses aptitudes de danseur, qui décide un jour de sortir de sa prison dorée avec ses amis, en quête de vie sauvage. Panique générale de la population, évidemment. On les capture et les envoie de force sur un paquebot, destination l’Afrique. Finalement ils échouent, après moult rebondissements, sur l’Île de Madagascar où d’autres aventures les attendent. Ce deuxième volet commence par le départ de l’île de nos quatre amis, accompagnés des pingouins-soldats ultra déterminés et du Roi des lémuriens désireux de découvrir d'autres contrées et d’agrandir son royaume. Un flash back nous raconte comment Alex le lion, version bébé, échappe à une tentative de capture par des braconniers, ce qui l’amènera à échouer à New York où il rencontre alors le succès dans le zoo de la ville. Retour à Madagascar donc, où les pingouins, ayant réparé une carcasse d’avion, Alex et ses amis décident qu’il est temps pour eux de revenir goûter aux joies de la popularité dans leur ville de New York. Bien sûr l’avion n’y arrivera jamais et s’écrasera lourdement en Afrique, sur les terres qui semblent être en tout point celles qu’Alex foulait lorsqu’il était encore un tout jeune lionceau. Voilà pour le décor. - des personnages attachants - La suite consiste bien évidemment en une multitude de péripéties, souvent très prévisibles mais également drôles et cocasses. Plus que la découverte de l'intrigue, classique,, on s'attache davantage aux blagues et loufoqueries de ces animaux de la jungle. Contrairement aux productions Pixar (et notamment à Wall E), le scénario est cousu de fil blanc puisque basé sur des histoires maintes fois contées (le retour du fils prodigue sur ses terres et la dualité rencontrée face à un rival mesquin et féroce). Le principal intérêt de Madagascar 2 réside dans ses personnages et notamment dans les « seconds rôles ». Mention spéciale aux pingouins, délicieux d’ingéniosité loufoque et de second degré. Même chose pour King Julian, le roi des lémuriens, dont l’assurance et la sympathique soif de pouvoir dégagent un humour noir rafraîchissant. L’une des scènes mémorables de cette suite est incontestablement le crash de l’avion sur les terres d’Afrique, où pingouins et lémuriens sont, question second degré, au top de leur forme. Au niveau de l’animation, rien à reprocher, bien que la texture, le trait des décors et celui des personnages, donnent un rendu «jeu vidéo» que certains regretteront. Même si on peut regretter qu'il n'aie pas l’ingéniosité et la beauté graphique et artistique d’un film Pixar, Madagascar 2 est toutefois un agréable divertissement, notamment pour le jeune public. Mais que les parents se rassurent (et les autres aussi), ils n’auront pas l’occasion de s’ennuyer non plus ![]() - le general kowalski et sa fiancee -
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