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Hip hip… POPPY !

 

 

-Be Happy
Mk2 Diffusion - 1h58

De Mike Leigh, avec Sally Hawkins, Eddie Marsan, Alexis Zegerman, Andrea Riseborough

Portrait d’une trentenaire pas comme les autres : Poppy, institutrice, londonienne, célibataire. Son signe particulier ? Un optimisme déluré. Mike Leigh signe un film à l’opposé de son univers habituel, où la positive attitude est de rigueur.

en salle le 27/08/2008
>> accueil

- par Céline TRIDON -

- Be happy… don’t worry ! - 

Bridget Jones peut se rhabiller. Plus drôle, plus pétillante et tout aussi célibataire : voici Poppy, l’héroïne du nouveau film de Mike Leigh, Be Happy.

Comme Bridget, Poppy est une trentenaire londonienne. Elle cherche l’amour (mais n’en fait pas une fixette), boit (trop ?) avec ses amis, porte des tenues toujours plus improbables... La comparaison s’arrêtera là. Poppy est institutrice, elle apprend à lire à de jeunes enfants, mais surtout, elle essaie de communiquer à tous son optimisme déluré. Avec Poppy, je positive ? Oui, c’est un peu cela. Mise en pratique : un vélo volé ? Pas de cris, pas de pleurs. Regrettez juste de ne pas avoir pu dire au revoir à votre deux-roues préféré… Toute contrariété semble glisser sur Poppy ! Même l’impolitesse d’un libraire antipathique ou la névrose d’un moniteur d’auto-école dépressif. Elle joue avec la vie et prend tout avec légèreté.

- Bluffante Sally Hawkins ! - 

Be Happy repose entièrement sur ce personnage et sa positive attitude à outrance. Un peu trop, car, du coup, le scénario semble léger, et le film s’enkilose de quelques longueurs. On cherche la finalité d’une histoire, mais il n’y en a pas. Il faut juste regarder Poppy, regarder combien il est possible d’être heureux, sans être individualiste. L’écouter, quand elle se demande si elle doit grandir… et donc changer ? Finalement, pendant presque deux heures, on pourrait imaginer une sorte de parcours initiatique de l’héroïne… sans réelle épreuve. Quoi qu’il en soit, la formule séduit. Le personnage est forcément attachant : c’est un peu la bonne copine qu’il ne faudrait surtout pas fâcher. Et puis, il y a quelque chose de revigorant dans cette bonne humeur-là… La légèreté du film rompt avec l’univers habituel de Mike Leigh.

- Une Poppy fait-elle le bonheur ? -

Brillant peintre de la société londonienne, le cinéaste a généralement travaillé dans des registres plus sombres, comme la fin d’un couple dans All or Nothing ou les retrouvailles délicates d’une mère et de sa fille dans Secrets et Mensonges (palme d’or à Cannes en 1996). Dans Be Happy, tout fonctionne à l’émotionnel. C’est une autre manière de voir le monde, comme un refus du misérabilisme ambiant. Loin d’être donneur de leçon, il n’a aussi rien d’un film « de filles ». Homme ou femme, trentenaire ou sexagénaire, que tous ceux qui veulent prendre une bonne dose de joie de vivre aillent le voir !

- poppy, sourire et joie de vivre de rigueur -

 

 

 

 

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